Lire lentement N° 29
Informations
Colloque
• Poètes juifs d’expression française à l’Institut Elie Wiesel, en collaboration avec l'Association des Amis de l'Œuvre de Claude Vigée, de la Société d'Études Benjamin Fondane et de l’Institut de France.
Ce colloque se proposait de réfléchir à la rencontre entre le judaïsme – pensée et spiritualité – et la création poétique : la parole poétique en tant que contre-discours aux violences du monde. La poésie devient lieu de résistance, de réparation, de témoignage. Les œuvres abordées portent en elles les marques de l’exil, de l’histoire et de la mémoire, mais aussi une promesse, une lumière d’avenir
La Séance d’ouverture s’est tenue à l’Institut de France, le lundi 16 mars 2026.
Accueil : Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, membre de l’Institut, vice-président de l’Académie des Sciences morales et politiques.
Ouverture: Gad Ibgui, Directeur général de l’Institut Elie Wiesel.
Interventions :
Sandrine Szwarc : « La dimension poétique de l’oeuvre d’Elie Wiesel: entre chant, prière et silence».
Pierre Troullier : « Plus d’une langue: la poésie se traduit-elle? ».
Francine Kaufmann : « Poètes juifs de langue française sur la terre d’Israël ».
Adeline Baldacchino : « Poétesses juives de langue française : subversion et réparation ».
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Le le colloque s’est poursuivi le dimanche 22 mars 2026, à l’Institut universitaire Elie Wiesel.
Première table ronde : «Bereshit : la quête des origines et de l’identité».
Présidence : Claude Cazalé Bérard
L’émergence de l’inspiration juive en poésie procède d’un éveil de la conscience identitaire, souvent déclenché par une expérience intime ou historique.
Interventions :
Jean-Yves Masson : «Henri Franck, La danse devant l’arche».
Sandrine Szwarc : «Edmond Fleg, Écoute Israël».
Marie-Brunette Spire : «André Spire, Poèmes juifs».
Margaret Teboul: «Le mal des fantômes de Benjamin Fondane, poète-philosophe».
Deuxième table ronde – «Galout : exil, extermination, résistance, résilience»
Présidence : Jean-Yves Masson
Interventions :
Claude Cazalé Bérard : «Jean Wahl, sa poésie lue par Rachel Bespaloff».
Andrée Lerousseau : «Claude Vigée, La lutte avec l’ange».
Juliette Adams: «L’écriture poétique de Piotr Rawicz dans Le Sang du ciel.
Gary D. Mole: «La poésie de Bronislaw Kamiński-Bruno Durocher».
Troisième table ronde – «Tikkoun olam : après la Shoah, la réparation du monde».
Présidence : Andrée Lerousseau
La poésie juive en langue française se distingue de celle écrite en d’autres langues – allemand, italien, hébreu – par ses ancrages et ses tensions propres. Israël y apparaît tantôt comme refuge, tantôt comme horizon.
Interventions: :
Thierry Alcolumbre : «L’épreuve de l’aphasie dans l’oeuvre de Claude Vigée ».
Clara Levy : «Edmond Jabès, juif et poète».
Cécile Rousselet (vidéo): «Henri Meschonnic, poésie et traduction bibliques».
Michèle Tauber : «ʺJ’abonde en paroles que je vole au silenceʺ: Bluma Finkelstein, poétesse Israélienne.
Les actes de ce colloque seront publiés dans la revue Tsafon.
Cinéma
Le film Rapt a été projeté à la cinémathèque de Paris le 3 janvier 2026. Voir à ce sujet l’article d’ Éric de Lussy dans ce Cahier.
Salon de la Revue
Les cahiers ont été présentés au Salon en octobre 2025, avec la collaboration d’Éric de Lussy, Agnès Lhermitte, Serge Nicolas, Margaret Teboul et Heidi Traendlin.
Facebook
Sur la page du traducteur israélien Tsuriel Assaf paraissent régulièrement des poèmes de Fondane traduits en hébreu. Grâce à sa présence dans les colloques et les rencontres poétiques, la poésie de Fondane commence à être mieux connue en Israël. Lors de la Journée internationale de la Shoah le 27 janvier 2026, Assaf a lu ses dernières traductions au Centre Herzl à Jérusalem.